Capter l’attention

L’attention est capitale dans les apprentissages scolaires. Alors comment s’y prendre avec les enfants ?

Regardez cette vidéo :

Que peut-on en retirer pour la classe ou la maison ??

Nous avons de fausses croyances :
1. Nous croyons que nous sommes attentifs à tout ce qui nous entoure, que rien ne nous échappe.
2. Nous croyons que la personne à côté de nous porte attention à la même chose que nous.

Cette vidéo nous prouve que ce n’est pas le cas.

En classe et à la maison, si nous voulons capter l’attention de notre enfant, de tous les élèves ou d’un élève en particulier, porteur d’un TDAH ou d’une dyspraxie visuo-spatiale notamment :

1. Nous devons l’arrêter dans ce qu’il fait.

En mettant notre main sur son épaule, en captant son regard, en lui parlant bien en face.

Une consigne donnée à la volée, dans le dos, pendant qu’un enfant écrit ou joue à son jeu vidéo favori, a de fortes chances de ne pas être entendue. C’est pourtant ce que nous faisons souvent, et nous nous plaignons du résultat.

2. Nous devons diriger son/leur attention sur ce que nous voulons.

– en le/les mettant en projet : en classe, on peut par exemple donner le programme de la journée ou demi-journée, et suivre au fur et à mesure.

– en pointant du doigt et en parlant plus fortement et plus lentement

Attention :
On ne peut pas tout mettre en avant. Il faut faire des choix, hiérarchiser les informations.


Une 2e vidéo :

Que retirer de celle-ci ??

Nous ne pouvons porter notre attention sur 2 choses à la fois, d’autant plus si ces choses ne sont pas automatisées.

Ecrire et réfléchir à l’orthographe, écrire et écouter, écrire et réfléchir au contenu sont de bons exemples pour la classe de CP, CE1, et au-delà pour les enfants dysgraphiques, dysorthographiques, dyspraxiques visuo-spatiaux.

Panneau dangerIl faut savoir que plus nous devons diviser notre attention entre 2 voire 3 choses, moins nous sommes performants dans chacune. D’où l’apparition de troubles secondaires : un enfant dysgraphique peut devenir dysorthographique…

 

La solution :
1. Réfléchir en amont aux différentes composantes intervenant dans la réalisation de la tâche
2. Soulager, réduire = enlever des composantes


Un petit truc pour savoir si la durée d’attention d’un enfant est normale pour son âge : compter 5 minutes par année d’âge.

A 2 ans, l’enfant doit pouvoir se concentrer environ 10 minutes sur une même activité, à 3 ans, 15 min, à 4 ans 20 minutes…

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