La rééducation

À partir du bilan, et après mise en place rapide de moyens de contournement, une rééducation, individualisée, avec des objectifs clairs à court et moyen terme, est initiée.

Il s’agit de renforcer les points forts ou de rééduquer les points faibles.

Exemple d’un enfant présentant une dyspraxie visuo-spatiale :
Est-il plus important de rééduquer les stratégies de recherche visuelle (faible), ou l’attention auditive et la mémoire auditive (fort) ?

Il s’agit, en tout cas, de s’attacher aux causes et non pas aux symptômes.

Exemple d’un enfant dysgraphique :
Il est inutile, voire néfaste, de faire faire des heures d’écriture ou d’exercices graphiques. Par contre, il faut travailler le ou les points déficitaires : mémoire kinesthésique, coordination oculo-manuelle, musculature fine des doigts, dissociation man interne/main externe, empan visuel, mémoire à court terme…

La rééducation se fait par l’intermédiaire de jeux, d’exercices papier, de logiciels, d’activités manuelles bien choisis en fonction de la problématique de l’enfant, du but recherché, de son âge et de ses goûts.

Pour être efficace, la rééducation doit être effectuée avec régularité, le plus souvent à raison d’1 heure par semaine, parfois 45 mn pour les plus petits.

Elle peut se faire par séquences, avec arrêts et reprises, les périodes d’arrêt permettant la mise en application des acquis, et leur consolidation.

Plusieurs points peuvent être travaillés sur une même séance : un point majeur, et un ou deux autres, secondaires. Cela permet d’alterner les activités, et donc de conserver le pleine participation de l’enfant.

Une observation est faite en continu, à chaque séance, et un réajustement peut être envisagé à tout moment.

Un écrit de fin de prise en charge est rédigé, et les tests étalonnés sont repassés pour vérifier les progrès.