Le bilan ergothérapique

Je dirais personnellement que c’est la phase la plus importante d’un suivi.

Tout découle d’un bilan bien fait, fouillé, et à contrario… on peut partir sur de mauvaises pistes de rééducation, parfois sur des années, ou de mauvaises adaptations, si un bilan est bâclé, ou incomplet.

Ici encore, je me limiterai à la pédiatrie et j’invite les personnes qui cherchent des renseignements pour les adultes et personnes âgées à se rapprocher d’ergothérapeutes travaillant auprès d’eux.

Sur une ou plusieurs séances, selon l’âge et les difficultés de l’enfant, le bilan en ergothérapie peut porter sur :

– la motricité globale
– la motricité fine
– la coordination bimanuelle
– la sensibilité tactile et proprioceptive
– la modulation sensorielle
– le traitement visuo-spatial
– l’attention
– la mémoire
– le schéma corporel
– la latéralité
– la coordination oculo-manuelle
– les stratégies de recherche visuelle
– les praxies
– les fonctions exécutives

et aussi sur :

– l’autonomie dans les activités de la vie quotidienne
– l’autonomie dans les tâches scolaires
– le graphisme
– le bilan des connaissances en informatique

L’ergothérapeute interroge les parents, et au besoin les enseignants, les médecins et paramédicaux. Il prend connaissance des bilans et examens déjà réalisés, transmis par les parents.

Certains tests, dits étalonnés, permettent de se référer à ce qui est attendu à l’âge de l’enfant, point de vue qualitatif et quantitatif.

Les tests sont toujours passés au cabinet, afin d’obtenir une meilleure participation de l’enfant.

Un compte-rendu écrit du bilan, le plus souvent de 4 à 7 pages, est remis aux parents, détenteurs du dossier médical de leur enfant. Eux seuls sont habilités à le transmettre à la MDPH, à un médecin, un paramédical… Une restitution orale aux parents et à l’enfant, peut être faite à la demande.

Un écrit spécifique peut être rédigé à destination des enseignants, sans indications médicales, mais mentionnant les points forts et points faibles pouvant avoir des répercussions sur les apprentissages scolaires. Les parents le transmettent aux enseignants.

Le bilan ergothérapique doit être complété par d’autres bilans médicaux et paramédicaux. Le médecin, si possible un neuropédiatre ou neurologue, ou le médecin traitant si celui-ci a des connaissances approfondies dans le domaine requis, coordonne le tout. C’est l’ensemble de ces bilans, médicaux et paramédicaux, qui vont amener à poser le diagnostic.

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