La dysgraphie

60 % du temps scolaire est en tâche écrite.

La dysgraphie est une difficulté à acquérir une écriture manuscrite efficace.

Elle peut être un des symptômes d’une dyspraxie, mais pas toujours. Pour certains enfants, il peut s’agir d’un trouble passager, du à un défaut de maturité au moment de l’âge normal d’acquisition de l’écriture (GS/CP/CE1).

Elle peut aussi être le symptôme d’une précocité intellectuelle (la  pensée va plus vite que le geste), ou d’un trouble attentionnel (l’hyperkinésie engendre des mouvements brusques et irréguliers, mal contrôlés).

podcast sur les difficultés en écriture des enfants surdoués

 

 

 

Les causes sont donc diverses, et le bilan doit porter sur :

causes d'une dysgraphieen plus de bilans étalonnés en copie, sous la dictée et en répétition d’un même mot. Ces bilans étalonnés permettent de situer l’enfant en vitesse et en qualité par rapport aux enfants de sa classe.

La rééducation est tout aussi diverse. Elle peut se faire au tableau noir en traçant de grandes lettres les yeux fermés, en jouant au solitaire miniature, ou en faisant des scoubidous !

Exemples d’outils de rééducation :

perles hamalabyrinthejeu rythmes et perles

 

 

 

 

embout de crayonDe petites aides techniques sont parfois utilisées temporairement, pour faciliter une étape : embout de crayon, feuilles à lignage simplifié…

Parfois, le trouble à la base de la dysgraphie est trop important, et il est envisagé de fournir un ordinateur à l’enfant.

apprentissage du clavier en le cachant par des gommettesL’apprentissage du clavier prend du temps. Une séance d’ergothérapie par semaine ne suffit pas. Les exercices doivent être repris à la maison, environ 15 mn 3 fois par semaine, le mercredi, samedi et dimanche par exemple. Un lien par mail est instauré entre les parents et l’ergothérapeute. Un lien est également fait avec l’enseignant et l’AVS pour la mise en pratique en classe.

Limiter l’écrit au minimum, par des exercices à trous par exemple, est souvent nécessaire. Pour vous en convaincre, faites un petit exercice : écrivez quelques lignes de votre main non dominante. Pourriez-vous le faire toute une journée ?

A noter enfin qu’une punition ne doit jamais consister en des lignes d’écriture pour ces enfants, et qu’ils ne doivent pas être privés de récréation pour pouvoir finir leur travail.

11 commentaires à propos de “La dysgraphie”

  1. Bonjour, par rapport à la prise en charge des dysgraphies, mais aussi sur les dyscalculies, dysorthographies en ergothérapie, auriez-vous des ouvrages, documents à conseiller aux ergothérapeutes pour compléter leur formation?

    • Bonjour,
      Je ne crois pas qu’1, 2 ou 3 ouvrages que je pourrais indiquer puissent suffire. Il s’agit plutôt de croiser les informations +++++ Il faut en fait se dégager un temps régulier pour ça, toutes les semaines, et se documenter encore plus en période plus creuse. Chaque bilan doit aussi être l’occasion de re-réfléchir à sa pratique, et de creuser un domaine. Pour finir, il faut rester informé des avancées scientifiques. Le collège de France met en ligne des conférences très intéressantes. Idem pour l’Inserm. Voilà la meilleure réponse que je puisse vous faire :/
      Nathalie

  2. Je vous félicite d’avoir créé cette plateforme pour que nous autres puissions passer nos commentaires. Grand Merci

  3. bonjour ,mon fis de 11 ans vient d etre diagnostiqué dysgraphique avec un ecart type -2 par une psychomotricienne.il entre en 5e en septembre et la solution pour la therapeute est la mise en place d un ordi….j ai neanmoins insisté pour qu il est des seances de reeducation qui me semblent indispensables…qu en pensez vous merci

    • Bonjour,
      Désolée tout d’abord pour la réponse tardive. Un déménagement m’a amenée à lâcher quelque peu ce blog pendant un temps.
      Les 2 : rééducation et ordinateur peuvent être menés de front pendant un temps, puis l’enfant exprime très vite sa préférence pour l’un ou l’autre.
      Il faut surtout faire une rééducation ciblée sur la/les causes de la difficulté.
      En 5e, il est important aussi de proposer rapidement une solution pour récupérer les cours qui n’ont pas été bien pris : Pronote, prendre une photo du cours d’un copain avec son téléphone portable, scanner avec une réglette scanner…
      Nathalie

  4. Bonjour

    Mon petit fils de 7 ans 1/2 en CE1 A été diagnostiqué TDAH avec dysgraphie.
    IL est sous traitement type RItaline et le neuro pédiatre nous a indiqué que ce traitement allait améliorer ses pratiques écrites et prescrit des séances de psychomotricité qu ‘il va commencer par un bilan.
    Quand faut il décider de recourir à des séances avec un ergotherapeute voire envisager un ordinateur et qui permet un apprentissage de cet outil ?
    Merci

    • Bonjour,
      Ce neuropédiatre me semble tout à fait juste.
      Il se peut effectivement que le traitement agisse sur la qualité de l’écriture. Et, avec l’habitude, on peut en avoir une idée avant même de démarrer, en observant l’écriture elle-même, et l’enfant en train d’écrire.
      La psychomotricité peut avoir un impact tant au niveau de la gestion du TDAH que de la dysgraphie, par l’apprentissage du contrôle de l’agitation et de l’impulsivité entre autres.
      Le bilan psychomoteur devrait permettre d’affiner la compréhension des difficultés.
      Je note de plus que votre petit fils est encore jeune. Ses difficultés ont été repérées et prises en charge tôt. Magnifique ! Bravo à tous ! Si cela se passait toujours ainsi, je serais vraiment ravie, et je clôturerais ce blog !!! Mais je suis encore souvent choquée de voir des enfants non diagnostiqués au collège, ou au lycée, et qui se trainent avec leurs problèmes, avec une scolarité cahincaha.
      En l’état actuel du suivi de votre petit fils, je vous conseille d’attendre un peu pour l’ergothérapie, et d’observer l’évolution quelques mois. Démarrer le traitement et un soin suffit pour l’instant. Il ne faut pas trop en mettre à la fois.
      Si le psychomotricien décèle autre chose que le TDAH, au niveau de la motricité fine, du traitement visuo-spatial, par exemple il faudra peut-être compléter.
      La prise en main de l’ordinateur/logiciels se fait en séances d’ergothérapie.
      Nathalie

  5. Bonjour,
    Avez vous connaissance des reeducateurs en écriture Danièle Dumont ? Ces reeducateurs présents à peu près partout en France peuvent réaliser des rééducations efficaces (en 6/8 séances seulement). Ils sont répertoriés sur le site de Mme Dumont : http://legestedecriture.fr/.

    • Bonjour,
      Cela ressemble bien à de la pub, mais cela ne me gène pas. Il faut que toutes les thérapeutiques soient décrites, et connues de tous. Vous êtes tout à fait utiles dans certaines situations, je n’ai aucun doute là dessus. Cependant attention attention attention, ne faisons pas miroiter des promesses qui ne pourront être tenues. Nous ne parlons pas de la même chose, des mêmes enfants, des mêmes troubles. Moi je parle d’enfants présentant des troubles d’origine neurologique, qu’un neuropédiatre pourra confirmer.
      Je revisualise là le parcours de mon propre enfant dys. Si quelqu’un m’avait dit « 6/8 séances = 1 mois 1/2 ou 2 mois, et le problème est réglé », avec du recul je peux dire « impossible ».
      Nathalie

  6. bonjour

    quel choix entre ergo et psychomotricité ? pour un enfant de 8 ans scolarise en ce1. porteur de tsa et troubles l’attention .
    peu de choix … quels seraient les facture pouvant nous aider a faire un choix eclairé ? et linteret de combiner les deux ? merci

    • Bonjour,
      Chaque profession paramédicale a des champs de compétences propres, et des champs partagés. Exemple : ergothérapie et psychomotricité, ergothérapie et orthoptie, etc… Tout part des bilans. Selon les troubles décelés, on optera pour un suivi par l’un, l’autre ou les deux. Quand en combiner 2 ? Pour frapper fort sur un champ partagé, ou parce qu’il y a des difficultés dans les champs propres de chacun.
      Je comprends bien que pour les parents, tout ceci est compliqué.
      Informez vous, discutez, je ne vois que ça. Je pense que les parents doivent devenir petit à petit des spécialistes du trouble dys de leur enfant.
      Nathalie

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