L’heure des devoirs

Les devoirs sont souvent synonymes de tensions pour les enfants à besoins spécifiques, surtout ceux qui présentent des problèmes cognitifs.

Comment faire pour que cela n’atteigne pas des proportions insupportables ?

Voici une petite liste qui, je l’espère, vous aidera à calmer le jeu, ou même peut-être à retrouver la voie de la sérénité…

– discutez-en avec l’enseignant :
Que considère-t-il comme prioritaire, essentiel ? Combien de temps maximum les devoirs doivent-ils prendre selon lui ? Est-il possible de réduire certaines choses : faire un écrit plus court, apprendre une plus petite liste de mots ou une moitié de poésie, faire un exercice sur deux ? Tout en étant exigeant sur l’acquisition réelle des connaissances.

– appuyez-vous sur ce qui fonctionne bien, et contournez ce qui est difficile :
Il apprend mieux en auditif qu’en visuel ? Certains cours peuvent être enregistrés en MP3. Il apprend mieux en visuel qu’en auditif ? Surligner les titres, sous-titres et mots clés, ou faire des fiches de synthèse, ou encore les logiciels gratuits Anki ou FreeMind peuvent l’aider. Les paramédicaux, par leurs bilans, dégageront les points forts et les points faibles de votre enfant.

– utilisez les adaptations, aides techniques, matériels mis en place pour la classe :
En classe, les documents sont adaptés ? Police agrandie, interligne double, espace augmenté entre les lettres ou les mots… Il faut en faire de même à la maison.

– faites certaines choses, bien définies, à sa place :
Il est dysgraphique et débute dans l’apprentissage de la frappe au clavier. Écrivez encore à sa place, sans lui suggérer les réponses, sans le corriger, comme le fait son AVS en classe.
Il a un trouble des fonctions exécutives. Sortez les affaires dont il a besoin, et uniquement celles-là, pour la tâche à faire. Ouvrez son cahier et son livre à la bonne page. Demandez-lui de lire la consigne, puis de la reformuler. Si nécessaire, verbalisez avec lui les différentes étapes, l’une après l’autre.

– réévaluez vos attentes
S’il est clair qu’il vaut toujours mieux, dans l’idéal, faire toutes ses acquisitions, dans la réalité il y a des nuances. La dyslexie et l’anglais, la dyspraxie visuo-spatiale et la géométrie ne font souvent pas bon ménage. Plutôt que de passer 5 h pour un résultat nul, autant se consacrer à ce qui est rentable. Personne ne demanderait à un paraplégique de marcher… Il faut en parler en ESS. Cette matière est-elle véritablement problématique au regard de sa pathologie ? N’y a-t-il rien qui puisse être mis en œuvre ?

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