Mémoriser, un jeu d’enfant

Tout au long de leur scolarité, les élèves sont amenés à mémoriser beaucoup beaucoup beaucoup de choses ! Tables de multiplication, mots d’une dictée préparée, poésie, règles d’orthographe, cours d’histoire/géo ou de SVT, théorèmes de maths…

Comment être efficace ?
Comment ne pas oublier ce qu’on a appris ?
Comment apprendre rapidement et sans effort ?


Quelques principes à connaître


L’imagerie mentale :

Nous mémorisons mieux les images que les mots.

Un graphique statistiques démontre que nous mémorisons beaucoup mieux des photos plutôt que des mots avec imagerie mentale et encore que des mots seuls.

 

 

 

 

 

Un petit test pour le vérifier : la liste des 10 mots.

Lien vidéo mémorisation d'une liste de 10 mots

 

 

 

 

 

Convainquant, non ?


La révision active :

Lire et/ou entendre plusieurs fois n’est pas le plus efficace pour apprendre. Se tester, c’est-à-dire faire l’effort de rechercher une information dans sa mémoire pour la restituer, l’est plus.

Une expérience Résultat
study test resultat expérience

Ce n'est pas ce que nous recevons mais ce que nous ressortons qui favorise la mémorisation.

Ce n’est pas ce qui arrive à notre cerveau qui va fixer la mémorisation, c’est ce qui va en sortir.

D’autre part, avoir un retour immédiat juste/inexacte sur sa production est également important.


Les répétitions espacées :

Notre cerveau fait régulièrement le tri des informations utiles et inutiles. Si une information n’est pas réactualisée, elle est jetée. Il faut donc la retravailler jusqu’à ce qu’elle soit archivée en mémoire à long terme.

Repetion espacee

 

 

 

 

 


Les associations,
L’organisation des informations :

Il faut organiser au mieux les informations à mémoriser :

Entre ces deux séries de chiffres :

0  6  3  1  1  1  0  0  4  9                            06 31 11 00 49

laquelle vous est le plus facile à mémoriser ? La 2e ?
Ce sont pourtant les mêmes chiffres.

Ici, il est intéressant de savoir quel est l’empan (nombre d’items maximum retenus), visuel et auditif, de l’enfant en mémoire à court terme. Il est évolutif avec l’âge. Pour un adulte, il est de 7 +/- 2. Il peut être faible chez certains dys.

Créer une histoire autour de ce que l’on a à mémoriser,
faire des liens avec ce qu’on connaît déjà
sont également aidant.


Les émotions :

Tout ce qui crée la surprise, qui est drôle, bizarre, qui attire l’attention, crée une trace forte qui restera en mémoire. Tout ce qui oblige à un surcroît d’engagement et d’effort cognitif, de type challenge, également.

Par contre, la sanction, la peur, le stress, la dévalorisation produisent l’effet inverse.


L’hygiène de vie, les loisirs :

Le sommeil est important. Le respect de temps de repos dans la journée, de temps « off », aussi. L’alimentation et une activité physique régulière ont un impact à long terme, et l’apprentissage d’un instrument de musique développe un potentiel attentionnel et de mémorisation transférable à l’école.


Des outils pour la scolarité


Logo du logiciel AnkiLe logiciel Anki :

logiciel tel qu'il se presente

 

 

 

 

 

 

 

cf tutoriel

Il met en œuvre les principes de révision active et de répétition espacée.

 

Les fiches synthétiques, cartes mentales, frises chronologiques, schémas :

Mindmap réalisée à l'ordinateur

 

 

 

 

 

 

Ils mettent en œuvre les principes de révision active, d’imagerie mentale, d’association, d’organisation des informations, des émotions…

Il est important que l’enfant les réalise lui-même.


Un bilan auprès d’un neuropsychologue peut être nécessaire.

Ce bilan détaillera :

  • les facultés d’attention, préalables à la mémorisation,
  • l’encodage/stockage/restitution
  • les fonctions exécutives

et permettra d’individualiser la prise en charge.

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